De la colère à la compréhension de soi

La colère : un signal à écouter et non à ignorer

La colère est souvent mal comprise : elle est perçue comme négative, excessive, souvent associée à de l’agressivité. Pourtant, elle est là pour une bonne raison : elle vous informe qu’un de vos besoins n’a pas été respecté, qu’une limite a été franchie, ou qu’un mal-être cherche à être entendu.

Alors plutôt que de vouloir la faire taire immédiatement, si vous appreniez à l’écouter?

Que se cache-t-il derrière la colère?

La colère n’est souvent que la partie visible de ce qui se passe en nous.

Derrière cette partie visible, il peut y avoir de la peur, de la tristesse, de l’humiliation, de la honte, un sentiment d’injustice ou de frustration (si par exemple on ne se sent pas entendu, reconnu, respecté, ou lorsqu’on se sent privé de liberté). Elle peut aussi cacher de l’anxiété, de l’insécurité, du désespoir…

Comment la colère se manifeste-t-elle ?

Elle s’exprime souvent par de l’agressivité, mais pas uniquement. Elle peut prendre la forme de critiques, de râleries, de cynisme, de moqueries, d’irritabilité, de pleurs, ou parfois même de silence et de repli sur soi.

La colère est légitime, elle indique où poser une limite.

La colère est légitime mais ce qui est moins évident,  c’est de l’exprimer de manière saine et sans agressivité. Lorsqu’elle explose, elle est blessante, elle crée des conflits, car souvent les paroles et les cris dépassent les pensées. Sur le plan physique, elle active le cortisol, l’hormone du stress, qui, à long terme, peut épuiser l’organisme.

A l’inverse, la retenir va créer du stress, des tensions dans le corps, de la fatigue et fragiliser la santé.

Sur le plan énergétique, elle crée de l’agitation intérieure et des blocages, notamment au niveau du chakra de la gorge et du chakra sacré (siège des émotions).

Ne culpabilisez-pas

Vous avez le droit d’être en colère. L’important est surtout d’essayer de comprendre ce qu’elle cherche à vous montrer.

Où est-ce que cela fait mal ?
Qu’est-ce que cela vient toucher en vous ?
Cela réveille-t-il d’anciennes souffrances ? La colère peut parfois être le reflet d’une blessure plus ancienne qui a été ignorée et qui demande encore de l’attention.

Comment gérer sa colère avant l'explosion

Dans un premier temps, vous pouvez  vous isoler pour retrouver de la clarté : prenez une pause, même quelques minutes, pour éviter de réagir à chaud. Respirez calmement, prendre de grandes respirations va vous aider à vous calmer et ralentir.

Puis regardez ce qui, en vous, a besoin d’attention, de respect ou de réparation.

Vous pourrez ainsi prendre du recul et réfléchir à la situation afin de trouver les mots pour exprimer ce que vous ressentez.

Exprimer sa colère autrement

Être en colère est légitime. Mais il est possible de l’exprimer sans agressivité.

Au lieu d’accuser ou de vous refermer, essayez de dire ce que vous ressentez. Par exemple : dans cette situation ou quand tu fais ça, je me sens blessé(e), frustré(e)…

Mettre des mots sur vos émotions permet souvent d’ouvrir un dialogue plus apaisé, plutôt que de tout garder à l’intérieur de vous.

C’est d’ailleurs l’un des principes de la communication non violente (CNV) : une approche qui invite à parler de son vécu et de ses besoins, plutôt qu’à réagir sous le coup de l’émotion ou à accuser l’autre.

Parler, même de manière imparfaite ou d’une façon que vous pensez maladroite, peut apporter de l’apaisement à partir du moment où vous vous exprimez avec sincérité.

Et il n’y a pas de honte à demander de l’aide et du soutien, si vous sentez que la situation vous dépasse.  

De la colère à la compréhension de soi

Plutôt que de l’ignorer ou de la rejeter, la colère peut devenir une alliée précieuse si vous choisissez de l’accueillir et de comprendre ce qu’elle révèle : elle peut vous aider à mieux vous connaître, à poser vos limites et à faire respecter vos valeurs.

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